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Zefurin
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Tulio a écrit : dim. 20 sept. 2026 12:43 Je me souviens de cette introduction d'une demi-heure (!) se déroulant durant un mariage, avec les festivités d'un côté et les manigances de l'autre.
Ca m'a d'ailleurs rappelé Voyage au Bout de l'Enfer qui commence également par une longue séquence de mariage.
Mais ce qui m'a plu surtout dans Le Parrain, c'est cette écriture PARTICULIEREMENT bien vue où tu te rends compte que le personnage de Mike... n'est vraiment pas celui qu'on croit.

@Redzing
@Tulio

Je l'ai revu avant-hier avec ma copine : le second visionnage est excellent car tu comprends mieux certains trucs sur son personnage. Au début du film, on a l'impression que c'est le seul gentil canard de la famille. Où il dit à sa fillancée "C'est ma famille. Mais c'est pas moi."
Puis le changement brusque du personnage m'a un peu destabilisé... avant que je comprenne... que depuis le début, Mike est un énorme menteur et qu'il est COMPLETEMENT aussi sale moralement que ses frères ou son père. C'est juste que son père avait d'autre plans pour lui pour tirer son organisation vers de plus hautes strates du pouvoir.

Et c'est vrai... le mensonge final du film où il donne l'air de vouloir se montrer honnête auprès de sa femme... pour mentir avec encore plus d'aplomb... ça donne presque la dernière pièce du puzzle étriqué ou de l'énigme sur le personnage de Al Pacino : "Non non, ne vous faites pas d'illusion, ça a toujours été un gros connard."

Le film m'a d'ailleurs énormément fait penser au Guépard de Visconti. C'est comme si Le Parrain était une sorte d'énorme ellipse temporelle qui montre la suite/conséquence de la dynamique de longue déchéance sur laquelle on avait quitté la noblesse italienne du siècle précédent à la la fin du Guépard.
Que deviennent ces familles italiennes toutes puissantes au 20ème siècle ? Ben ce sont toujours des raclures... qui s'accrochent toujours au pouvoir comme des parasites.

Voilà, le Guépard... c'est Le Parrain - Le prequel.
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
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BoBleMexicain
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Zefurin a écrit : lun. 21 sept. 2026 11:40
Tulio a écrit : dim. 20 sept. 2026 12:43 Je me souviens de cette introduction d'une demi-heure (!) se déroulant durant un mariage, avec les festivités d'un côté et les manigances de l'autre.
Ca m'a d'ailleurs rappelé Voyage au Bout de l'Enfer qui commence également par une longue séquence de mariage.
Mais ce qui m'a plu surtout dans Le Parrain, c'est cette écriture PARTICULIEREMENT bien vue où tu te rends compte que le personnage de Mike... n'est vraiment pas celui qu'on croit.

@Redzing
@Tulio

Je l'ai revu avant-hier avec ma copine : le second visionnage est excellent car tu comprends mieux certains trucs sur son personnage. Au début du film, on a l'impression que c'est le seul gentil canard de la famille. Où il dit à sa fillancée "C'est ma famille. Mais c'est pas moi."
Puis le changement brusque du personnage m'a un peu destabilisé... avant que je comprenne... que depuis le début, Mike est un énorme menteur et qu'il est COMPLETEMENT aussi sale moralement que ses frères ou son père. C'est juste que son père avait d'autre plans pour lui pour tirer son organisation vers de plus hautes strates du pouvoir.

Et c'est vrai... le mensonge final du film où il donne l'air de vouloir se montrer honnête auprès de sa femme... pour mentir avec encore plus d'aplomb... ça donne presque la dernière pièce du puzzle étriqué ou de l'énigme sur le personnage de Al Pacino : "Non non, ne vous faites pas d'illusion, ça a toujours été un gros connard."

Le film m'a d'ailleurs énormément fait penser au Guépard de Visconti. C'est comme si Le Parrain était une sorte d'énorme ellipse temporelle qui montre la suite/conséquence de la dynamique de longue déchéance sur laquelle on avait quitté la noblesse italienne du siècle précédent à la la fin du Guépard.
Que deviennent ces familles italiennes toutes puissantes au 20ème siècle ? Ben ce sont toujours des raclures... qui s'accrochent toujours au pouvoir comme des parasites.

Voilà, le Guépard... c'est Le Parrain - Le prequel.
je ne vois pas du tout les choses comme toi , au départ Michael est juste un héro de la guerre qui vit en marge de sa famille ( ok il en connait les rouages mais rien ne l y attire ) c'est la tentative d assassinat de son père et la mort de Sonny qui le précipite vers ce qu il refuse a la base , il voit bien que Fredo est déjà un boulet et ne peut devenir le chef de famille , il se sent obligé de prendre la direction du clan ( de mémoire il le dit a son père sur son lit d hôpital qu il va s occuper de tout "I'm with you now. I'm with you.)
À son retour de Sicile, Michael accepte sciemment son destin, mais avec une vision différente de celle de son frère : il ne prend pas la tête de la famille par simple goût de la violence, mais par obligation stratégique pour éviter la destruction totale du clan Corleone face aux autres familles de New York.
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Zefurin
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BoBleMexicain a écrit : lun. 21 sept. 2026 12:55 je ne vois pas du tout les choses comme toi , au départ Michael est juste un héro de la guerre qui vit en marge de sa famille ( ok il en connait les rouages mais rien ne l y attire ) c'est la tentative d assassinat de son père et la mort de Sonny qui le précipite vers ce qu il refuse a la base , il voit bien que Fredo est déjà un boulet et ne peut devenir le chef de famille , il se sent obligé de prendre la direction du clan ( de mémoire il le dit a son père sur son lit d hôpital qu il va s occuper de tout "I'm with you now. I'm with you.)
Je vois ce que tu veux dire, mais moi je vois plusieurs éléments qui viennent remmettre en question ça :
- Pendant le mariage, au moment de la photo, Don Corleone ne veut pas prendre la photo sans Mike : ce qui tend à dire que le Parrain considère bel et bien Mike comme partie intégrante de sa famille, alors que Mike dit clairement à sa fillancée : "c'est mon père, mais ce n'est pas moi." D'une telle remarque, on pourrait croire qu'il y a un froid familial entre Mike et son père... hors ça n'est pas le cas. D'ailleurs, comme tu dis, Mike connait tous les rouages de l'organisation de son père : il connait le rôle de Robert Duval, il connait le rôle du super homme de main de son père (qui va se faire tuer) et il connait la façon dont son cousin est devenu une star de Hollywood. Justement... si tu te mets complètement marge de ça, ben t'évites de tout savoir. Or, dés le début, Mike a l'air de tout savoir alors qu'il rentre de guerre.
- Mike change du tout au tout quand son père est à l'hosto... et dés l'hosto, il connait les méthode de gangster (comme, comment prétendre que t'as une arme) donc signe que Mike sait déjà tous des techniques de gagnster.
- Lorsqu'il commence à participer aux réunions de famille, son frère Sonny et Robert Duval plusieurs fois disent : "Tu ne devrais pas être ici, rentre chez toi." et ils le disent avec bienveillance (pas en mood, "te mêles pas de nos affaires")
- C'est Mike qui a l'idée d'abattre le Turque et le chef de la police : genre, j'ai du mal à croire qu'un type qui était très attaché à la vie rangée et légale se mette tout d'un coup à virer en mode "Je vais tuer un agent de police qui cherche à tuer mon père."
- A un moment, il reçoit un appel de sa fillancée et elle lui dit "Je t'aime"... et lui ne répond pas... alors qu'il n'a accompli aucun meurtre pour l'instant.

C'est quand Don Corleone dans son lit, demande à sa famille "Où est Mike" et que les autres lui disent : "c'est lui qui a abbattu tes assassins et il est en Iralie le temps que ça se tasse"... que la réaction de Corleone est intéressante : il est déçu.
Mais en fait, il es tpas déçu parce que son fils s'est avili (il a déjà abaissé deux de ses fils à son niveau ainsi que son gendre)... en fait, il est déçu parce que TOUT SON PLAN pour Mike tombe à l'eau. Il voulait en faire un fils propre de tout soupçon et loin de tout ça JUSTEMENT pour qu'il gravisse les échellons politiques.
C'est le seul de ses enfants qui semble avoir fait l'armée : ça aussi ça fait partie du plan. Aux USA, quand tu es vétéran de guerre, tu as un énorme capital sympathie auprès de la presse.
Et la confirmation vient dans la dernière scène entre Mike et son père... où Corleone dit tout ce qu'il avait en tête pour lui. Mike ne semble pas du tout découvrir son plan.

En fait, pour moi, le moment où Mike décide de sauver son père à l'hosto... c'est déterminant, car c'est un moment où le grand plan de Corleone s'apprête à capoter... et le simple fait que son fils rejoigne l'organisation en tant que gangster... ben pour lui, c'est un échec de son plan.

En fait, pour moi, Don Corleone est un ENORME ENFOIRE car en fait, il a parfaitement conçu/formaté ses enfants pour faire prospérer son organisation sur tous les niveaux de la société. Et les enfants le savent. Sonny, Fred, Mike et Robert Duval... et même leur soeur qui vient de se marier... SAVENT parfaitement qui est amené à devenir un tel ou un tel.

Mais c'est pour ça que pour moi, le Mike des trente première minutes de film... c'est un vaste jeu d'acteur... pour sa fillancée qui est sa caution d'exemplarité.
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
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@Zefurin
@BoBleMexicain

Je pense que vous avez un peu tous les deux raisons.
Mike est différent de la famille, ne veut pas se mêler des affaires, mais il a grandi dans cet environnement, connait les tactiques de gangster (quoique pas complètement). Il a aussi tué pendant la guerre : ça doit lui paraître normal de butter un ennemi de la famille.
Et il y a quand même un (petit) froid entre lui et la famille. Mais ça reste une famille à l'italienne, on n'en est pas exclu sauf grosse bêtise (cf. le Parrain 2...).
Zefurin a écrit : lun. 21 sept. 2026 14:48 Don Corleone ne veut pas prendre la photo sans Mike :
Froid ou non, Mike reste le préféré de Don Corleone. C'est le plus malin. Il est compétent (contrairement à Freddo) et de sang froid (contrairement à Sonny). C'est un garçon (contrairement à Connie). C'est son fils naturel (contrairement à Tom).
Zefurin a écrit : lun. 21 sept. 2026 14:48 Et la confirmation vient dans la dernière scène entre Mike et son père... où Corleone dit tout ce qu'il avait en tête pour lui. Mike ne semble pas du tout découvrir son plan.
Pour cause : c'est aussi expliqué dans une scène du Parrain 2 (la dernière je crois d'ailleurs ?). Où l'on voit la crise entre Mike et sa famille suite à sa décision de partir à l'armée, qui n'était souhaitée par personne sauf Mike.
Mais je ne veux pas trop te spoiler ! :mrgreen2:
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Redzing a écrit : lun. 21 sept. 2026 15:33 Mais je ne veux pas trop te spoiler ! :mrgreen2:
Je regarde ça ce soir en replay (la partie 2 est passée hier soir sur Arte) :D

Après, peut-être aussi que je me persuade que Mike est un connard dés le départ, car vu la raclure qu'il devient en Italie (il fait chanter le père de la fille sur laquelle il flash juste pour lui forcer la main à épouser sa fille)... je voulais lui donner le moins qualité supposée pour m'attacher le moins possible à lui.

En fait, les seules personnes pour lesquelles j'ai de la peine... ce sont les femmes de ce film qui ou bien souffrent d'un mariage merdique (la fille de Corleone), ou bien se retrouvent veuves (la femme de Sonny... qui a un bébé), ou bien perdent leur fils (la femme de Corleone), ou bien meurent dans une voiture piégée (l'Italienne que Mike épouse), ou bien se retrouvent unis à un meurtrier menteur (l'Américaine, Kay, qui est vraiment amoureuse de lui).
...
Putain... j'ai même de la peine pour le cheval. :sweat:
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
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Zefurin
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ConFucKamus a écrit : mar. 8 sept. 2026 21:39 Je suis retombé sur Black Rain il y a quelques jours,

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un Ridley Scott un peu survolé et à dire vrai, pas inoubliable. L'image du Japon est un peu caricaturale, certains trucs ont bien vieilli. Mais ce film policier garde son charme

il y a une ambiance tout droit héritée de...Blade Runner(on est jamais mieux servi que par soi-même)

Puis il y a un bon casting, un bon duo Douglas/Garcia, et le MVP du film, le regretté Yūsaku Matsuda qui livrait sa dernière performance et explose de charisme en Sato (le grand méchant).

Pendant le tournage, il mourrait du cancer et tout ce qui transparait à l'écran, c'est l'intensité de son regard de chien fou. Quel charisme !

Et le film à peine lancé, je me suis rappelé de LA scène du film, l'assassinat du personnage de Charlie qui m'avait durablement marqué étant ado.

Tu te sens impuissant comme le perso de Douglas et lui se fait littéralement mettre à mort, poignarder par des bōsōzoku avant que Sato le décapite pour finir.


Cette scène est resté gravée dans ma mémoire. Le Making of est dispo sur youtube, on voit comment ils ont fait et finalement le montage final - brutal - est moins graphique que ce qui a été tourné.
Je viens de voir la chose sur Arte.

Et je serai un peu moins indulgent.
Effectivement, le film doit vraiment tout à Bladerunner... et c'est tout.

Black Rain donne vraiment l'impression d'un wannabe Blade Runner (les deux titre sont d'ailleurs phonétiquement proche)...
Un Bladerunner... sans une bonne histoire (J'ai trouvé que Double Détente racontait plus efficacement une histoire tréééés similaire et avec une mélancolie plus astucieuse)
Un Bladerunner... sans une bonne enquête (la représentation des Yakuza est vraiment supra caricaturale... à des années lumière de ce que Sydney Lumet faisait sur Yakuza)
Un Bladerunner... sans un bon personnage principal (j'ai trouvé Douglas INSUPPORTABLE dans ce film... limite... quand le personnage de Garcia se fait tuer, j'étais déçu... déçu que le gang de motard Yakuza ne butte pas le héros à la place)
Un Bladerunner... sans aucun bon dialogue (j'ai l'impression que les personnages sont cons, se comportent comme des gamins... alors que ce sont des flics)
Un Bladerunner... sans un méchant d'envergure... la faute à Yûsaku Matsuda qui en fait des caisses. OK... je veux bien admettre que la maladie de l'acteur n'aidait pas, mais y a des moments, le jeu est trop cabotin (on atteint le paroxysme dans le combat final que je trouve presque comique)

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En fait... Black Rain pour moi s'en sort juste sur trois éléments :
- La photographie et la façon dont Osaka est filmée... c'est absolument superbe... et surtout trés original : on voit trés clairement qu'on n'est pas à Tokyo ni à Kyoto. Et le mimétisme de certains cadrages avec Bladerunner est évident. Mais comme c'est le même réalisateur, on lui en veut pas.
- Ken Takakura qui joue le flic Japonais... d'un charisme tellement sobre qu'il vole littéralement la vedette aux deux acteurs américains qui sont bruyants, caricaturaux et antipathiques. J'aurais préféré qu'il soit le principal héros de l'intrigue.
- La musique de hans Zimmer.

Je mettrai un 6/10 parce que j'ai pas passé un mauvais moment malgré tout... mais on voit déjà dans ce film les travers de narration que se coltinera Ridley Scott pendant les 40 années suivantes... un film visuellement maitrisé, mais narrativement aux fraises.
Pour moi le sexe à l'écran ça va ça vient.
Redzing 31/07/2026
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