Next a écrit : ↑lun. 22 juin 2026 10:44
Et c'est un sujet intéressant. Le problème est qu'il est difficile de le traiter aujourd'hui en faisant fi de toutes les évolutions technologiques et sociétales.
J'imagine qu'après chacun aura sa propre sensibilité là dessus, mais moi j'ai vraiment eu l'impression d'une vision trop passéiste de notre quotidien et du fonctionnement de la transmission de l'info pour pouvoir m'immerger et me poser les questions sous-jacentes au scénario.
Restait juste le travail formel plus que correct. Et c'est déjà mieux que pas mal de films c'est sûr.
Je suis d'accord : le propos du film a 20 ans de retard, c'est là son moindre défaut.
Le film m'a un peu fait penser à Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal parce que la thématique est un peu la même. Et dans Indy 4, la thématique passait mieux parce que le film nous situait en pleine guerre froide.
Mais voilà, je reste indulgent avec Spieleberg... qui reste finalement le Steven qu'on connait.
Et puis mince... la mise en scène est parfois vraiment impressionnante (la partie dans la ferme isolée... y a des plan vraiment solide et dynamique qui m'ont emporté (notamment la scène on l'un des fugitif franchi une barrière et improvise une infiltration dans une voiture) ou alors le plan génial où la fille assise regarde par la fenètre la course poursuite en voiture... qui traverse le mur de la maison...
Un tâcheron aurait "cut " en 50 plans une scène pareille... Et Steeven, il laisse respirer la chose.
Y a un autre truc/détail que j'ai trop aimé, c'est le moment où le personnage de Hugo est présenté : c'est à dire dans une salle de réunion entre Colin Firth et son homme de main. Spielberg se contente juste de faire dire au personnages "Hugo ne s'est pas présenté à su bureau." Et au même instant la porte vitrée se referme et s'interpose entre eux et la caméra... et le visage de Hugo (affichés par les moniteurs de la salle d'opération) apparait en reflexion sur la vitre... sans interrompre le dialogue.
Putain... j'adore ça. C'est simple, efficace... du Spielberg tout craché (qui a utilisé ce procédé de mise en scène plein de fois dans Minority Repport : la transparence tout ça...).
Et c'est cool de retrouver cette patte.
C'est du Spielberg quoi...
Le bougre a vieilli, mais il reste au taquet sur certains trucs...