Grosse attente de l'année : après Ame & Yuki, Summer Wars, Miraï, Belle et Le Garçon & la Bête, Mamoru Josoda revient avec Scarlet, une aventure épique avec une princesse guerrière
Le trailer défonce sa maman :
Scarlet - Mamoru Hosoda (2025)
Ah super, je comptais faire le topic justement !
C'est bien si Hosoda change de registre, je trouvais qu'il tournait un peu en rond sur ses dernières oeuvres.
C'est bien si Hosoda change de registre, je trouvais qu'il tournait un peu en rond sur ses dernières oeuvres.
"On peut manger tous les champignons !
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
Mouais. Esthétiquement et même thématiquement, j'ai quand même l'impression qu'il est dans la continuité de son précédent film (Belle, que j'ai trouvé bien mais pas génial).
A voir si le changement de genre va vraiment apporter quelque chose.
- NaughtyDog
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Toujours rien depuis quelques années 
J'espère qu'il est juste en train d'avancer silencieusement et minutieusement sur le projet et que c'est pas à l'eau...
Esthétiquement ? Mais il est passé à la full 3D là, avec des couleurs sombres et un style féodal !
Thématiquement ? Y a 30 sec de trailer, on sait pas grand chose du truc.
"On peut manger tous les champignons !
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
Esthétiquement je ne parle pas du changement de méthode d’animation. Oui il est passé à la 3D mais en termes de conception de personnages, je trouve qu’il y a continuité avec ce qu’il a fait avant (et c’est pas spécialement un reproche !).Gekko a écrit : ↑mer. 30 avr. 2025 22:38Esthétiquement ? Mais il est passé à la full 3D là, avec des couleurs sombres et un style féodal !
Thématiquement ? Y a 30 sec de trailer, on sait pas grand chose du truc.
Et thématiquement, je soupçonne grandement (sans en avoir aucune preuve) que ce qu’il nous donne à voir relève en réalité du virtuel voir de l’imaginaire psychique. Qu’il avait déjà beaucoup abordé et mis en scène dans ses précédents films, d’une manière ou d’une autre et avec plus ou moins de réussite (Belle, Miraï et même Le garçon et la bête, qui avait aussi un côté féodal assez marqué).
Bref j’attends de voir.
Encore heureux qu'il garde une esthétique identique sur ses personnages.
T'as déjà vu Toriyama, Kawajiri, Kon, Miyazaki, changer de character design en cours de route ?!
T'as déjà vu Toriyama, Kawajiri, Kon, Miyazaki, changer de character design en cours de route ?!
"On peut manger tous les champignons !
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
Inutile de monter sur tes grands chevaux, il n’y a pas mort d’homme hein.
C’est justement le petit truc que je peux parfois reprocher à certains grands maîtres que tu cites (avec l’immense respect que j’ai pour eux - et Dieu sait que j’en ai).
Takahata, par exemple, lui a déjà changé de character design sur les films qu’ils a réalisés.
T’as déjà vu Le tombeau des lucioles ?
Puis Le conte de la princesse Kaguya ?
Bon, tu vois un peu la différence entre les deux ?
Je n’attends pas d’un cinéaste qu’il change tout son style (j’y tiens au style d’un Miyazaki) je nuançais juste ton propos en soulignant que j’attendais avant de me prononcer et parler de renouvellement.
- PierrotDameron
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Film charnière pour Mamoru Hosoda, qui se met en danger avec ce Scarlet puisant son scénario au sein d'Hamlet. Dans ce qui se veut son film le plus violent (le prologie en 2D traditionnelle pourrait presque passer pour une adaptation de George R.R. Martin), le réalisateur invite ensuite son héroïne vengeresse à un long voyage dans une Terre peuplée par les morts.
Un gigantesque purgatoire donc, mais qui se veut plus qu'un espace mental : la conjonction parfaite entre les vivants et les trépassés, alors qu'un roi despote s'engage dans une Guerre sainte en promettant à son peuple une Terre promise...
De ce canevas riche en évocation Biblique ou contemporaine, Hosoda souhaite traiter le cycle de la vengeance et de la violence avec une réelle candeur. Et c'est là qu'on va lui tomber dessus, tant le récit manque de nuances dzns son propos peace and love... Pour autant, on a toujours connu les films d'Hosoda emprunts d'une sincérité à toute épreuve, et cette pureté d'intention m'a eu encore une fois, notamment via son magnifique épilogue ou une séquence de danse géante.
Malheureusement, on tient son métrage le plus faible pour une raison simple : le duo principal (constituant quasi intégral à la dynamique de tous ses films) est raté. La belliqueuse Scarlet est en effet couplée à un infirmier philanthrope venu de l'époque moderne, qui sera moteur des changements moraux de la princesse. Hors, tout ceci se fait beaucoup trop mécaniquement, et pire : le tout résulte en un vrai manque d'émotion à l'arrivée.
Le bat blesse donc, mais ce Sxarlet jouit tout de même d'un vrai sens de la mise en scène, proposant pugilats impeccablement montés, panoramas grandioses, animation 3D ultra singulière (qui en mettra peut-être certains sur le carreau comme GITS 2) et idées plastiques dingues (ce final au-delà des nuages est de toute beauté).
De plus, la BO est formidable ! De quoi en faire une pioche tout à fait honnête...bien que frustrante !
6 ou 6.5/10
Un gigantesque purgatoire donc, mais qui se veut plus qu'un espace mental : la conjonction parfaite entre les vivants et les trépassés, alors qu'un roi despote s'engage dans une Guerre sainte en promettant à son peuple une Terre promise...
De ce canevas riche en évocation Biblique ou contemporaine, Hosoda souhaite traiter le cycle de la vengeance et de la violence avec une réelle candeur. Et c'est là qu'on va lui tomber dessus, tant le récit manque de nuances dzns son propos peace and love... Pour autant, on a toujours connu les films d'Hosoda emprunts d'une sincérité à toute épreuve, et cette pureté d'intention m'a eu encore une fois, notamment via son magnifique épilogue ou une séquence de danse géante.
Malheureusement, on tient son métrage le plus faible pour une raison simple : le duo principal (constituant quasi intégral à la dynamique de tous ses films) est raté. La belliqueuse Scarlet est en effet couplée à un infirmier philanthrope venu de l'époque moderne, qui sera moteur des changements moraux de la princesse. Hors, tout ceci se fait beaucoup trop mécaniquement, et pire : le tout résulte en un vrai manque d'émotion à l'arrivée.
Le bat blesse donc, mais ce Sxarlet jouit tout de même d'un vrai sens de la mise en scène, proposant pugilats impeccablement montés, panoramas grandioses, animation 3D ultra singulière (qui en mettra peut-être certains sur le carreau comme GITS 2) et idées plastiques dingues (ce final au-delà des nuages est de toute beauté).
De plus, la BO est formidable ! De quoi en faire une pioche tout à fait honnête...bien que frustrante !
6 ou 6.5/10
Pour moi son pire opus c'est (de très loin) Miraï, ma petite sœur, avec Belle il ne revenait pas à son niveau initial, mais c'était bien mieux et moins crispant.
Par conséquent, j'ai zéro appréhension.
Par conséquent, j'ai zéro appréhension.
"On peut manger tous les champignons !
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
- NaughtyDog
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J'adore Miraï
Tout l'inverse pour moi. Belle était cringe à fond. D'accord avec @NaughtyDog, Miraï était une appréciable escapade hors de son mode grand spectacle.
J'ai souvent eu du mal avec le côté programmatique d'Hosoda, et effectivement ça empire de film en film. Ca ne se manque pas en salle ceci dit (si j'arrive à l'avoir chez moi...)

