Wedding nightmare: deuxième partie, une suite réussie [critique]
Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett replongent Grace en enfer, où elle et sa petite sœur deviennent les proies d’une nouvelle traque. Un survival au féminin efficace qui joue avec les liens familiaux.
Sept ans se sont écoulés entre le premier Wedding Nightmare et cette suite mais Grace, elle, n’a pas bougé d’un iota. Assise sur les marches du perron de la somptueuse demeure des Le Domas en robe de mariée ensanglantée, elle pensait en avoir fini des chasses à l’épouse et des caches-caches meurtriers. Pourtant, son repos ne sera que de courte durée…
À peine s’est-elle sortie des griffes de sa riche belle-famille que le duo de réalisateurs la replonge immédiatement dans un jeu d’une autre envergure, ne laissant de répit ni au spectateur, ni à la protagoniste. Au menu : des pactes avec le diable, quatre nouvelles familles à affronter jusqu’à l’aube (incarnés par un casting surprenant allant de Sarah Michelle Gellar à David Cronenberg), un nouveau manoir, des nouvelles règles, mais aussi une petite sœur jusque-là cachée.
C’est précisément grâce à ce personnage inattendu que cette suite évite une copie ennuyeuse du premier opus. En menottant entre elles ces sœurs aux liens fragilisés, un nouvel enjeu émotionnel se dessine. Celui de la réconciliation, annoncé d’emblée par leurs noms chrétiens, Grace et Faith. Les deux interprètes forment à l’écran un superbe duo de dures à cuire (et à tuer) : Samara Weaving est plus combative que jamais et la pétillante Kathryn Newton, pleine d'innocence, ne lâche pas aisément l’affaire.
Si les réalisateurs tombent parfois dans la facilité en empruntant un chemin familier pavé d’explosions sanglantes, d’injures et de familles dysfonctionnelles - marqueurs récurrents de leur filmographie - ce survival n’en demeure pas moins efficace et sacrément marrant. Quelques scènes tirent leur épingle du jeu et Wedding Nightmare : Deuxième partie sape, une fois encore, toute envie d’union précipitée.