Hier soir, c'était l'étron fumant qu'est Taxi 5. Cet après-midi, Resurrection de Bi Gan, meilleur film de l'année pour le moment.

Motivé par le retour de @NaughtyDog et les avis dithyrambiques lus en ligne, je n'ai pas été déçu !
J'aurai du mal à le résumer de manière intelligible. Une sombre histoire de rêves interdits, et d'un rêveur illicite. Prétexte pour enquiller des vignettes de manière onirique, qui suivent le cours du 20ème siècle.
Le film évoque ainsi l'Histoire de la Chine sur cette période, la notion récurrente de temporalité, les sens (chaque morceau étant lié à un sens en particulier), et aussi l'Histoire du cinéma. Bi Gan fait du pied à de trèèèès nombreux cinéastes et genres. Des frères Lumière à Orson Welles, en passant par Wong Kar Wai, Murnau ou Georges Méliès. Ca aurait pu partir dans tous les sens, ou devenir un hommage stérile, mais il n'en est rien du tout. En 2h40, Bi Gan digère amplement ses influences, et surtout propose un spectacle complètement dingo.
Le montage sonore est aux petits oignons, les visuels de toute beauté, et l'ambition cinématographique à un niveau très élevé. Avec une ambiance onirique, on est surtout dans un cinéma sensoriel... qui laissera beaucoup de monde sur le carreau.
Je retiens en particulier la dernière histoire, un plan séquence totalement démentiel de 40 minutes lors du réveillon de 1999, qui commence comme une espèce de romance
Seul grief : le manque d'un fil rouge qui aurait amené un enjeu narratif ou émotionnel entre les morceaux, qui sont "simplement" liés par les sens et les thématiques explorées.
Mais si je devais résumer le film en un gif :











