Tombé dessus par hasard, le titre du film ne m'inspirait pas de prime abord. Mais bon le casting est assez formidable.
Tiré bien sûr du célèbre procès historique le film contre la relation entre un psychiatre engagé pour examiner et empêcher le suicide, si possible, d'une terrible brochette de nazis tous proches de Hitler. Il va en particulier se pencher sur le numéro 2 du régime, le bras droit d'Hitler, le terrible Goring, bien décidé de se défendre lors du procès. Un rapport étrange va se créer entre le médecin et Goring. Russell Crowe est totalement magistral dans un rôle compliqué et ambigu oscillant entre la bonhomie et l'ordure. Rami Malek est un psy très torturé et ambigu tout aussi impressionnant malgré quelques poses un peu appuyées. De très bons seconds rôles avec Michael Shannon et John Slattery. Le film est assez captivant malgré son sujet scabreux et qui prouve que même Hitler aimait ses enfants. On parle de Chalamet favori des Oscars, perso je remettrai la statuette à Russell Crowe, mais bon....
7.5 /10
NUREMBERG
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La pierre philosophale transformait le plomb en or.
Disney transforme l'or en merde.
Kevin Feige tu fais de la merde.
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Pas vu Truth, mais j'aime bien Vanderbilt en tant que scénariste, même si il y a à boire et à manger dans son travail...
Donc ce Nuremberg m'intéresse vraiment !
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"On peut manger tous les champignons !
Tous les champignons sont comestibles, certains ne le sont qu'une fois, c'est tout !"
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aureliagreen
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Ce nouveau film sur le procès du siècle a quelques défauts, mais il vaut le coup d'œil pour son sujet aussi bien que pour sa réalisation et son interprétation.
Le principe est de jouer sur l'antagonisme entre deux personnages principaux, d'un côté le juge Robert Jackson, et de l'autre Hermann Göring. Ce qui n'est pas, en ne s'en tenant qu'à cet aspect, original, le film de 2000 avec Alex Baldwin, Brian Cox et Christopher Plummer, que je n'ai pas vu, ayant choisi la même approche. Mais cet exercice prend des angles plus singuliers, en se focalisant sur le rôle du psychiatre chargé d'évaluer les accusés, et en premier lieu Goering, sur celui souvent ignoré du sergent Howie Triest, et en choisissant de mettre l'accent sur quelques dignitaires nazis moins connus du grand public.
Après, la recréation de cet épisode historique est réussie d'un pur point de vue artistique, avec notamment une excellente performance de Russell Crowe, plus vrai que nature en Reichsmarschall Herffmann Goering, confirmant son talent pour interpréter des personnages très tangents. Rami Malek est un peu moins performant, mais se sort assez bien de l'exercice piégeur d'incarner le psychiatre Douglas Kelley et sa relation ambivalente avec le haut dignitaire nazi. Le scénario choisit une approche contractant certains épisodes tout en en conservant la moelle. Ainsi, le discours d'introduction du Juge Jackson est raccourci, mais bien représentatif de ses véritables déclarations, et certaines de ses paroles sont bel et bien reprises telles quelles des transcriptions du procès, ses discussions juridiques sur les problèmes légaux qu'il devait surmonter décrivent bien les difficultés auxquelles il a fait face, et il avait en effet des relations très proches avec sa secrétaire Elsie Douglas (et peut-être une liaison). Quant au procureur britannique britannique, sir David Maxwell-Fyfe, il a droit à un traitement similaire, ses interventions sont raccourcies par rapport aux originales, mais son style d'interrogatoire et leur efficacité sont bien rendues.
Mais il y a bien quelques erreurs gênantes, notamment Goering, s'il parlait effectivement bien anglais, avait décidé de s'exprimer au procès en allemand, et l'acte d'accusation fut délivré aux accusés par un officier britannique. Quant à Kelley lui-même, je crois qu'il ne fut pas destitué pour avoir parlé à une journaliste. Cependant, le film conserve le déroulement historique général du procès et des événements l'ayant précédé ainsi que tous ses enjeux, et rend une peinture fidèle de la personnalité des principaux intervenants vue de l'intérieur. Il pourra ainsi tout de même servir de bonne vulgarisation de ce pan important de l'Histoire pour les novices.
Le principe est de jouer sur l'antagonisme entre deux personnages principaux, d'un côté le juge Robert Jackson, et de l'autre Hermann Göring. Ce qui n'est pas, en ne s'en tenant qu'à cet aspect, original, le film de 2000 avec Alex Baldwin, Brian Cox et Christopher Plummer, que je n'ai pas vu, ayant choisi la même approche. Mais cet exercice prend des angles plus singuliers, en se focalisant sur le rôle du psychiatre chargé d'évaluer les accusés, et en premier lieu Goering, sur celui souvent ignoré du sergent Howie Triest, et en choisissant de mettre l'accent sur quelques dignitaires nazis moins connus du grand public.
Après, la recréation de cet épisode historique est réussie d'un pur point de vue artistique, avec notamment une excellente performance de Russell Crowe, plus vrai que nature en Reichsmarschall Herffmann Goering, confirmant son talent pour interpréter des personnages très tangents. Rami Malek est un peu moins performant, mais se sort assez bien de l'exercice piégeur d'incarner le psychiatre Douglas Kelley et sa relation ambivalente avec le haut dignitaire nazi. Le scénario choisit une approche contractant certains épisodes tout en en conservant la moelle. Ainsi, le discours d'introduction du Juge Jackson est raccourci, mais bien représentatif de ses véritables déclarations, et certaines de ses paroles sont bel et bien reprises telles quelles des transcriptions du procès, ses discussions juridiques sur les problèmes légaux qu'il devait surmonter décrivent bien les difficultés auxquelles il a fait face, et il avait en effet des relations très proches avec sa secrétaire Elsie Douglas (et peut-être une liaison). Quant au procureur britannique britannique, sir David Maxwell-Fyfe, il a droit à un traitement similaire, ses interventions sont raccourcies par rapport aux originales, mais son style d'interrogatoire et leur efficacité sont bien rendues.
Mais il y a bien quelques erreurs gênantes, notamment Goering, s'il parlait effectivement bien anglais, avait décidé de s'exprimer au procès en allemand, et l'acte d'accusation fut délivré aux accusés par un officier britannique. Quant à Kelley lui-même, je crois qu'il ne fut pas destitué pour avoir parlé à une journaliste. Cependant, le film conserve le déroulement historique général du procès et des événements l'ayant précédé ainsi que tous ses enjeux, et rend une peinture fidèle de la personnalité des principaux intervenants vue de l'intérieur. Il pourra ainsi tout de même servir de bonne vulgarisation de ce pan important de l'Histoire pour les novices.
