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MisterM
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ConFucKamus a écrit : ↑sam. 24 oct. 2026 11:48 Eh ben, pour arriver à nous unir tous les 4, chapeau Coppola ! :lol:
Ça me donnerait presque envie de changer d'avis. :cry: :lol:
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MisterM
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Redzing a écrit : ↑sam. 24 oct. 2026 12:33 C'est aussi, avec son grand frère, l'un des premiers films de gangsters sérieux. C'est un peu déloyal de le comparer avec les films sortis 10 ans plus tard, dont Il était une fois en Amérique (ce qui n'enlève rien à la qualité de ce dernier, bien évidemment !).
Pourquoi donc ?
Et je suis surpris de lire cette idée que Le Parrain serait le premier film de gangster sérieux. :??: Sous forme de fresque familiale peut-être ?

Après il semble évident que Leone a été inspiré par la partie Little Italy du Parrain 2 mais ça ne la rend pas automatiquement moins réussie, je ne comprends pas trop le raisonnement. Leone raconte une histoire assez différente de toute façon.
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Redzing
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MisterM a écrit : ↑sam. 24 oct. 2026 21:20 Et je suis surpris de lire cette idée que Le Parrain serait le premier film de gangster sérieux. :??: Sous forme de fresque familiale peut-être ?
En forme de fresque familial ce n'est pas vraiment le premier (on retrouve l'embryon de la démarche dans House of Strangers, de Mankiewicz), mais peut-être le premier à le faire de manière si ambitieuse.

En fait, je me suis mal exprimé : pour moi c'est le premier film sérieux sur la mafia (j'ai fait un amalgame un peu rapide avec les gangsters en général !). Il montre de manière assez directe ses diverses méthodes, sa structure, ses codes, etc.
MisterM a écrit : ↑sam. 24 oct. 2026 21:20 Après il semble évident que Leone a été inspiré par la partie Little Italy du Parrain 2 mais ça ne la rend pas automatiquement moins réussie, je ne comprends pas trop le raisonnement. Leone raconte une histoire assez différente de toute façon.
Je suis le premier à comparer un remake à sa version d'origine, donc je fais un peu de mauvaise foi. ;)
Mais l'idée derrière mes propos c'est que Le Parrain est une pierre angulaire du film de mafia. Pratiquement tous les grands films de mafieux (voire de gangsters) qui sont passés derrière s'en sont inspirés, d'une manière ou d'une autre. Soit pour en reprendre des acteurs, des ficelles narratives, l'aspect familial, le fonctionnement de la mafia...
En écrivant j'étais en train de me dire que pour Goodfellas, Scorcese a presque (involontairement ?) construit son film en anti-Parrain, montrant les sous-traitants et les cols bleus de la mafia... mais il n'a pas pu s'empêcher de reprendre De Niro !
Ca fait un petit moment que je n'ai pas vu Il était une fois en Amérique, mais considérons l'aspect fresque historique, la présence de De Niro, les rapports des gangsters avec la politique ou les forces de l'ordre : je ne dis pas que Leone s'est fortement inspiré du Parrain, mais je pense que son film n'aurait pas été tel quel sans celui de Coppola.
Et attention, je n'ai pas dit que celui de Leone est mieux ou moins bien que celui de Coppola. Ce sont tous les deux des grands films en ce qui me concerne, j'aurai du mal à les départager ! Je dis juste que c'est un peu déloyal d'essayer de les comparer, l'un ayant nourri l'autre.
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MisterM
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Redzing a écrit : ↑sam. 24 oct. 2026 23:20 En fait, je me suis mal exprimé : pour moi c'est le premier film sérieux sur la mafia (j'ai fait un amalgame un peu rapide avec les gangsters en général !). Il montre de manière assez directe ses diverses méthodes, sa structure, ses codes, etc.
Là d'accord :jap: du coup sans lien avec Il était une fois qui ne parle pas de mafia.
Redzing a écrit : ↑sam. 24 oct. 2026 23:20 Et attention, je n'ai pas dit que celui de Leone est mieux ou moins bien que celui de Coppola. Ce sont tous les deux des grands films en ce qui me concerne, j'aurai du mal à les départager ! Je dis juste que c'est un peu déloyal d'essayer de les comparer, l'un ayant nourri l'autre.
Toujours d'accord pour dire que sans Coppola pas de Leone, ou plutôt pas le même film. Après, doit-on s'interdire la comparaison... on pourrait dire ça de quasiment tous les films, il y a toujours une une inspiration quelque part.
Je dirais peut-être que Le Parrain 2 a moins bien vieilli dans ce cas.
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Redzing
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ConFucKamus a écrit : ↑sam. 3 oct. 2026 21:54 Vu aujourd'hui Notre Salut, d'Emmanuel Marre

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Bon film, qui fait écho à Des Rayons et des Ombres, autre gros morceau sur un sujet analogue. Un peu trop long lui-aussi (2h35) mais étonnant avec des partis pris sacrément marqués comme cette mise en scène façon caméra au poing qui rappelle The Office dans les scènes les plus drôles (oui, on peut se marrer à certains passages).

Marre se permet même le pas de côté en glissant quelques musiques en décalage complet avec l'époque (Live is Life, Sounds like a melody). Et ce n'est pas si déconnant en fin de compte. Henri Marre est un médiocre qui se rêve plus grand qu'il n'est, donc l'appuyer par des moments gênants où son égo enfle est amusant. Ça ne le rend pas moins coupable, et la dernière partie se chargera bien de le rendre aussi lâche que pathétique avec son groupe de la Révolution Nationale.

Super casting et sujet ô combien délicat, surtout que Marre s'attaque carrément à son aïeul (son arrière grand-père), c'est donc d'autant plus malin de le voir y aller sans douceur mais sans charger la mule. Pas besoin, comme chez Giannoli, la lâcheté suffit à sceller le destin d'un triste personnage.

Lui n'a peut-être pas fait un 180° comme Luchaire (Dujardin dans le film de Giannoli) puisqu'il était pétainiste jusqu'au bout des ongles mais s'est bien débrouillé pour ne pas reconnaître l'horreur et sa participation directe.

:star: :star: :star: :demistar: :passtar:
Vu ce dimanche aprèm en salles. Je partage ton enthousiasme (et ta réserve sur la durée). J'ai trouvé l'écriture particulièrement intelligente, tant elle résonne avec notre époque.
Par exemple, un cadre tentant de survivre à tout prix à un plan de licenciement, ou à une OPA, se comporterait comme le protagoniste à plusieurs reprises.

A noter que la salle était totalement remplie, étonnant pour un film sorti il y a 1 mois (ceci dit je l'ai vu à Lyon, et la plupart des ciné de la ville n'ont pas du voir grand monde samedi...).
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