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Le Centre de Visionnage : Films et débats
Posté : mer. 18 mars 2026 09:12
par groil_groil
Narval a écrit : ↑mar. 17 mars 2026 22:43
groil_groil a écrit : ↑mar. 17 mars 2026 09:55
Cette année, j'ai décidé de lire l'intégralité des 20 romans du cycle des Rougon-Macquart d'Emile Zola. J'en ai pour pas loin d'un an, mais je me régale, c'est un vrai bonheur
C'est drôle, cette année je suis justement en train d'essayer d'avancer sur le cycle, je m'étais arrêté à L'assommoir.
J'en suis à Nana maintenant (je fais pas ordre de parution).
Pas sûr de finir cette année par contre avec tout le reste mais Zola grandit petit à petit à chaque roman!
Ah oui en effet, c'est amusant.
J'ai commencé en janvier je crois, et je suis en train de finir le 4ème / 20 : La Conquète de Plassans, qui est absolument génial. Bref, je me régale.
Le Centre de Visionnage : Films et débats
Posté : jeu. 19 mars 2026 13:17
par len'
A toute épreuve de John Woo
C’est bizarrement un film que je n’avais jamais vu alors que j’ai l’impression de connaître John Woo ainsi que les acteurs Chow Yun-Fat et Tony Leung depuis l’enfance. Je connaissais le John Woo d’Hollywood mais pas celui de Hong Kong, tout comme je connaissais le Tony Leung chez Wong-Kar Wai mais pas celui des films d’action où il a débuté, et pour Chow-Yun Fat c’était uniquement Tigre et Dragon. Comme j’ai changé de regard avec le temps, ce qui m’intéresse aujourd’hui dans ce film est certainement ce qui m’aurait déplu autrefois, et vice-versa. L’action pour l’action ne me stimule plus vraiment, voire m’ennuie franchement, mais la manière qu’a John Woo de réaliser est tellement particulière qu’elle dépasse les conventions du genre pour devenir tout autre. Il ne semble avoir aucune réserve dans ce qu'il entreprend, peu importe que cela paraisse trop exagéré et invraisemblable à l’image de la séquence à l’hôpital qui se transforme en une mini-guerre qui n’en finit jamais. Au milieu d’un plan-séquence, alors que les personnages se retrouvent dans un ascenseur et que tout est déjà détruit à l’étage qu’ils viennent de quitter, l’équipe de tournage s’active en coulisses pour tout reconstruire afin que l’illusion soit donnée que les acteurs se retrouvent à un nouvel étage qu’ils vont de nouveau pouvoir mitrailler à tout-va. L’action prend la forme de chorégraphies utilisant pleinement l’espace à disposition et où la finalité et le réalisme importent moins que l’émotion suscitée par les mouvements des corps pris entre les feux. Le récent travail de remasterisation est par ailleurs remarquable puisqu'il intensifie encore davantage l'impact de ces images. Le film pourrait ainsi être vu le son coupé qu’on comprendrait encore tout et serait même peut-être encore mieux, les gestes exprimant à eux seuls ce que les personnages ont en tête. Cela ne se limite pas aux scènes d’action, le début avec Chow Yun-Fat qui joue du saxophone - tandis qu’on voit défiler les rues du Hong-Kong des années 90 avant la rétrocession - et qui claque son verre sur la table suffit en quelques secondes à donner le ton du film. John Woo apparaît ensuite au bar, l’air de rien, pour discuter avec son acteur fétiche qu’il va prochainement quitter pour Hollywood. Il laisse ses émotions du moment le guider en se fichant de la solidité du scénario et des décalages. Contrairement à ce qu’on peut penser, John Woo est un pacifique, la violence à l’écran étant l’expression de sa colère face à la criminalité et aux guerres, notamment la guerre du Golfe à cette époque. Cela peut paraître naïf, mais c'est juste l'émotion qui prime sur la raison dans un monde fou.
Le Centre de Visionnage : Films et débats
Posté : jeu. 19 mars 2026 17:15
par Tamponn Destartinn
J'ai lu plusieurs personnes acclamer le film en le qualifiant de "bon Dupieux", ou même le "Dupieux que Dupieux lui même rêve de faire et n'y arrive pas".
Et... oui ! La balle est réelle. Même si, deux choses : 1/ Nicolas et Bruno sont apparus en même temps que Dupieux et ne l'ont donc pas attendus pour exister, 2/ Le film aurait été mieux encore si Dupieux en avait signé la photo. Parce que c'est quand même moins bien de ce niveau là.
Une fois ceci dit, Alter Ego est un film très drôle et très bien rythmé du début à la fin, échappant donc presque au syndrome de l'idée de court métrage qui ne tient pas le long. "Presque", parce que tout de même, le dernier tiers du film redistribue totalement les cartes et nous lance sur autre chose. Le paradoxe est que j'aime bien les deux parties séparément, mais elles ne vont pas très bien ensemble. Disons que la seconde partie annule un peu le sous texte de la première, et c'est dommage. On peut aussi s'en foutre et se dire qu'on est là pour se marrer et déconner, et là dessus y a pas de soucis.
Notons que Laffite est génial et que c'est pour ce(s) rôle(s) qu'il aurait dû avoir un Cesar.