Le film a apparemment des retours tests desastreux mais chouette trailer !
Le Cercle des profileurs disparus
Posté : mar. 13 janv. 2026 00:23
par NaughtyDog
Bon bein déception...encore !
Depuis Stretch, soit une décennie, Carnahan semble tourner à mi-régime, excepté le sympathique Copshop (bien qu'imparfait).
Et tout comme ce dernier, The Rip partage des similitudes de semi huis-clos. Après une intro riche en informations, le film nous présente un climat de paranoïa et de tension au sein de diverses forces de police à Miami, suite à l'assassinat d'une inspectrice des stups. Un tueur de flic serait suspecté, sans savoir qui ni pourquoi.
C'est dans ce contexte brûlant qu'on suidra un lieutenant (Matt Dalon), un sergent (Ben Affleck) et leurs collègues (dont Steven Yeun et Teyanah Taylor) faire une grosse prise suite à un tip anonyme. Plusieurs millions de dollars qui font accentuer un jeu de dupers et le danger ambiant.
En effet, la première moitié de The Rip se veut plutôt efficace, bien que parfois surécrite (le métrage dure 1h45 mais mériterait plus de respirations pour rendre loins fonctionnelles certzins interactions). On pense qu'on se dirige vers un Assault on Precinct 13 à la sauce Training Day, maus peu à peu le film délitera toute la complexité apparente pour des réponses finalement bateau à coup de "j'ai fait ça pour te dénicher".
En résulte donc un dernier mouvement hyper scolaire, malgré l'efficacité de Carnahan à mettre en scène une course poursuite un peu pêchue. Pour autant, tout ce recit prenant place au cours d'une nuit manque de mordant, de véritable tension, de balances de personnages, de portée émotionnelle et de réelles intrications narratives (tout le quartir qui est le théatre de The Rip est cruellement vide en +)).
Bref, Carnahan c'est finito
2/5 ou 2.5/5
Le Cercle des profileurs disparus
Posté : mar. 13 janv. 2026 16:33
par Pale
Je ne sais pas vous mais pour l'instant je m'en branle grave de ce Doomsday
C'est toujours sympathique de le revoir quelque part
Le Cercle des profileurs disparus
Posté : mar. 13 janv. 2026 18:24
par Pale
28 Ans plus tard : Le Temple des morts transcende la saga zombie [critique]
Avec ce deuxième volet plus noir et plus ambitieux, Nia Da Costa confirme qu'elle n'est pas venue pour flatter la nostalgie, mais pour réinventer totalement la saga culte.
Avec 28 Ans plus tard : Le Temple des morts Nia DaCosta explose tout. La réalisatrice ne reprend pas la saga de Danny Boyle et Alex Garland pour flatter la nostalgie, mais pour dynamiter ce qu'on appelle encore, par commodité, une "franchise". Ce deuxième volet agit comme une plongée en eaux noires : plus radical, plus cruel, mais aussi plus ample et plus beau. Là où le premier film posait un mythe et un regard d'enfant sur l'effondrement, celui-ci en explore les zones d'ombre - celles où la survie ne suffit plus, où il faut choisir quel type d'humanité mérite encore d'exister.
Le récit reprend immédiatement après la capture de Spike par les Jimmies, une secte survivaliste dégénérée qui a transformé la fin du monde en carnaval nihiliste. Très vite, le film déplace son centre de gravité : les infectés ne sont plus le cœur du spectacle, mais son décor. Leur rage aveugle devient presque secondaire face à quelque chose de plus glaçant - la violence organisée, ritualisée, transformée en spectacle par ceux qui ont choisi de ne plus lutter contre le chaos, mais de s'y vautrer. Le vrai sujet, c'est l'humanité face au vide moral, et la manière dont certains le comblent par la violence, le culte ou le mythe. D'autres, plus rares, tentent encore de préserver une étincelle - non par naïveté, mais par refus absolu de capituler.
À la mise en scène donc, Nia DaCosta. La réalisatrice de Candyman ou du récent (et somptueux) Hedda impose une signature radicalement différente de celle de Boyle, sans jamais trahir l'ADN de la saga. Exit la frénésie punk tournée à l'iPhone, les plans-séquences transcendantaux arrachés à la sauvage : Le temple des morts privilégie une image plus posée, plus charnelle, presque classique, qui confère au film une ampleur tragique. On pense parfois à Coppola, à Herzog, à cette manière de filmer l'apocalypse comme une opéra de la déchéance.
Le chaos hystérique des Jimmies - filmé comme une rave sanglante, un Woodstock de la barbarie - s'oppose frontalement à la rigueur stoïque du docteur Kelson, figure mythologique interprétée par un Ralph Fiennes sidérant d'intensité. Chaque apparition du personnage fait basculer le film vers autre chose : une fable philosophique sur la survie de l'esprit quand tout s'est effondré. Kelson n'est pas un héros, encore moins un sauveur. C'est un survivant de l'idée même de civilisation, un gardien du temple qui sait que le temple est en ruines.
Là où 28 Ans plus tard flirtait avec le récit d'apprentissage et gardait une forme d'espoir têtu, Le Temple des morts assume pleinement sa noirceur. Plus violent, plus sanglant, parfois carrément éprouvant, le film pousse le curseur sans jamais sombrer dans le simple sadisme ou le gore gratuit. Cette brutalité sert un propos : montrer les extrêmes, opposer la barbarie décomplexée - celle qui s'assume, qui se célèbre - à une tentative désespérée d'humanisme. Entre les deux, Spike cherche encore sa place, tiraillé entre memento mori et memento amoris. Son parcours devient celui d'une génération née dans les cendres, contrainte de réinventer ce que signifie être humain sans repères et surtout sans garantie que ça vaille encore le coup.
Ce deuxième volet est aussi une démonstration de liberté rare dans le cinéma de studio contemporain. DaCosta se permet des ruptures de ton vertigineuses, des ellipses déroutantes qui laissent des blancs narratifs volontaires, des envolées opératiques qui défient toute logique commerciale, et des choix musicaux inattendus - une folk song mélancolique sur un massacre, un silence pesant là où on attendrait un climax sonore. Le film avance par visions, comme un puzzle émotionnel plus que narratif. Certaines séquences semblent appartenir à un autre film, un autre genre, avant de se rabattre brutalement sur l'horreur centrale. L'audace emporte tout.
Plus qu'une suite, 28 Ans plus tard : Le Temple des morts est un grand film de genre, fiévreux et politique, qui transforme une saga zombie en réflexion vertigineuse sur ce que signifie rester humain quand il n'y a plus de monde pour vous le rappeler. C'est aussi, paradoxalement, un film sur la beauté - celle qui persiste malgré tout, dans un geste, un regard, une tentative pathétique de transmettre quelque chose. Et qui confirme, si besoin était, que cette trilogie tardive est l'un des projets les plus excitants du cinéma contemporain. Pas une résurrection nostalgique, non, une réinvention totale.
robinne a écrit : ↑mer. 14 janv. 2026 16:35Glenn ??
Steven Yeun dans The Walking Dead. Glenn est un personnage mythique
Aaaahh oookkkayyy
Je connais Glenn, mais que sous cette forme :
Le Cercle des profileurs disparus
Posté : mer. 14 janv. 2026 17:16
par Pale
A Knight of the Seven Kingdoms : les premiers avis sur la nouvelle série Game of Thrones sont tombés
Les premières critiques de A Knight of the Seven Kingdoms, le nouvelle série dérivée de Game of Thrones, sont là. Alors, qu’est-ce que ça vaut ?
Malgré ses créations originales qui évoquent toujours un certain prestige télévisuel (à l’instar du phénomène The Pitt), HBO est contraint comme tous les studios par le système des franchises. Le succès massif de Game of Thrones et son impact sur la popularité nouvelle de la fantasy ont amené logiquement la firme à envisager des dérivés et autres spin-offs, toujours adaptés des écrits de George R.R. Martin.
Alors que House of the Dragon se révèle techniquement aussi ambitieuse que la série-mère, A Knight of the Seven Kingdoms est l’occasion pour HBO et le showrunneur Ira Parker de revenir à une histoire un peu plus réduite en termes d’échelle. Tirée du court roman Le Chevalier errant, on y suit (un siècle avant les événements de Game of Thrones) les mésaventures de Ser Duncan le Grand (ou Dunk pour les intimes), ancien écuyer qui a pris les armes de son maître après sa mort. Il est accompagné à cette occasion par l’Œuf, un enfant qui devient à son tour son écuyer.
Loin des éléments fantastiques et des intrigues de cour de Westeros, A Knight of the Seven Kingdoms marque un changement de ton radical dans le monde de Game of Thrones. Mais que penser de cette approche nouvelle ? Revue de presse.
« C’est vraiment la meilleure visite de Westeros depuis presque une décennie – certainement depuis que Cersei a fait exploser le Grand Septuaire de Baelor [dans la saison 6]. » – Radio Times
« Ce ton, à la fois plus léger et drôle, distingue de façon convaincante la série de la franchise tentaculaire de HBO, et A Knight of the Seven Kingdoms réussit à équilibrer ses élans comiques avec des tournants émotionnels plus sérieux et émouvants. » – Screen Rant
« Le diable est dans les détails, et dans A Knight of the Seven Kingdoms, les détails s’ajoutent d’une jolie manière. » – IndieWire
« Tout comme The Mandalorian pour Star Wars, c’est un amuse-bouche agréable et alternatif au sein d’une franchise de plus en plus encombrée – une histoire sans queue ni tête à propos d’un grand mec et de son petit accompagnateur. » – Empire
« Le résultat est quelque chose que je ne pensais même pas possible : un aperçu plus petit, plus malin, plus drôle et plus charmant du royaume plus grand que nature de George R.R. Martin. » – The Hollywood Reporter
« Dès qu’elle évacue ses instincts les plus puérils – ce côté « edgy Seigneur des anneaux » –, la série se lance dans la peinture touchante d’une amitié improbable. Un prequel feel-good de Game of Thrones ? Vous pourrez le barrer de votre liste « je ne l’avais pas vu venir » de 2026. » – The Telegraph
« Si ces épisodes plutôt courts [une trentaine de minutes] donnent l’impression de mettre des plombes pour en arriver à leurs éléments intéressants, les choses deviennent plus sales et sanglantes à l’épisode 5. L’exacte nature du ton de cette production reste assez confuse tout du long. » – TheWrap
« La série fait très peu d’efforts pour justifier son existence – rafraîchissante, peut-être, pour une franchise qui a parfois traité son sujet avec une suffisance indigeste, mais au final frustrante. C’est un portrait sans un personnage suffisamment intéressant en son centre. » – The Independent
Des avis les plus positifs aux plus négatifs, tout le monde s’attarde en priorité sur ce ton plus léger, touchant et comique, et cette échelle plus humaine, inhabituelle à Westeros. Si d’aucuns lui reprochent une raison d’être mercantile, d’autres y voient le renouveau bienvenu d’une franchise sans doute dévorée par son hybris.
Pour se faire sa propre idée, il faudra se pencher sur A Knight of the Seven Kingdoms à partir du 19 janvier, date de diffusion de son premier épisode.
EL a modérément apprécié 28 ans plus tard : Le Temple des morts (3 étoiles) :
Le Temple des morts est plus rangé et accessible que le précédent 28 ans plus tard. Il perd donc en originalité ce qu’il gagne en symbolisme à travers une étude de personnage un peu plus convenue, mais toujours profonde et fascinante.
Un avis plus mitigé (2,5 étoiles) :
Note personnelle : je comprends encore moins ce qu'ils essayent de raconter avec ces personnages réduits à des totems de symbolisme, et ces élans mi-lyriques mi-sauvages, donc on va dire que je reverrai tout ça, un jour, en espérant avoir une révélation face à cet étrange bordel.
NaughtyDog a écrit : ↑dim. 22 nov. 2020 00:56
[...]
Mangrove est le nouveau film de Steve McQueen, et le premier de sonanthologie SmallAxe, centrée sur la communauté antillaise britannique dans les 60's, 70s et 80s.
Et ce premier volet est excellent. Se déroulant en 1968 à Notting Hill, on y suit l'histoire vraie de Frank Crichclow, ayant ouvert son restaurant (le Mangrove). Un lieu d'échange et de retrouvailles pour toute la communauté trinidadienne,jamaicaine et de Grenade,qui sera la cible de la police locale.
Des raides intempestifs et violents s'ensuivront, jusqu'à ce qu'une marche contestataire soit lancée aux côtés d'activistes.
C'est à ce moment que la police operera une brutale répression, conduisant à l'inculpation de 9 personnes. Les Mangrove Nine seront donc trainés en justice, et s'ensuivra une passionnante (et passionnée) heure de drame pénal en quête de justice.
Niveau mise en scène c'est du McQueen, donc brut et puissant (ça rappelle un peu son premier film Hunger par moments)
Le casting est excellent (Letitia Wright dans sa meilleure perf) et même si son déroulé en finde film est plus attendu, tout est soigné.
D'ailleurs le film se finit de manière un peu douce-amère
Pareil : même si on pense aux 7 de Chicago ou Dans leur regard, Mangrove est singulier de par son identité brittanique, le regard de McQueen, et le fait qu'il ne dénonce pas nécessairement le racisme, mais appelle àune justice en toutes circonstances pour les générations futures.
ça file comme une lettre à la poste !
8 ou 8.5/10
Avec quelques 5 ans de retard, je réponds à ce message car je viens de voir ce 1er épisode. La série est disponible sur arte.tv jusqu'au 29 janvier : https://www.arte.tv/fr/videos/RC-026072/small-axe/
Quelle puissance de la mise en scène !! Certaines séquences sont électrisantes
Le Cercle des profileurs disparus
Posté : jeu. 15 janv. 2026 11:13
par NaughtyDog
L'épisode d'après est encore meilleur
Le Cercle des profileurs disparus
Posté : jeu. 15 janv. 2026 12:32
par robinne
NaughtyDog a écrit : ↑jeu. 15 janv. 2026 11:13
L'épisode d'après est encore meilleur
Je vais bien entendu continuer le visionnage
Ce sont de longs épisodes (le 1er fait plus de 2h, et les autres a minima 60 minutes), mais j'ai la sensation que ça vaut le coup
Le complot des aliens aux États-Unis : un nouveau film sur Roswell, par un super réalisateur
Un nouveau film va s’intéresser à « l’affaire Roswell », et le prétendu crash d’un vaisseau alien que le gouvernement américain aurait caché. Et comme c’est avec un super réalisateur, ça donne très envie.
On ne va certainement pas s’en plaindre, mais le sujet des aliens et des ovnis passionne Hollywood en continu. En juin, c’est le grand Steven Spielberg qui va replonger dans la marmite SF avec Disclosure Day, histoire de se mesurer à quelques-uns de ses plus grands films, comme Rencontres du troisième type et La Guerre des mondes.
C’est encore plus drôle quand on regarde du côté de Joseph Kosinski (Tron : L’héritage, Top Gun : Maverick) et Colin Trevorrow (Jurassic World 1 et 3), qui préparent chacun de leur côté un film sur Roswell et la Zone 51, cet endroit mythique protégé par le gouvernement américain qui aurait abrité un vaisseau alien après son crash en 1947.
L’affaire a été largement popularisée par la pop-culture, de X-Files à Independence Day en passant par Futurama et Roswell, et ça ne risque pas de s’arrêter puisqu’un nouveau film arrive sur le sujet, avec un réalisateur qui donne envie.
Selon Deadline, Scott Cooper va réaliser un film encore mystérieux, et sans titre, sur Roswell et la Zone 5. À première vue c’est inattendu, puisque le cinéaste révélé par Crazy Heart en 2009, pour lequel Jeff Bridges avant remporté l’Oscar du meilleur acteur, a surtout exploré des mondes qui n’ont rien à voir avec les aliens et les complots : le thriller Les Brasiers de la colère avec Christian Bale en 2013 ; le film de gangsters Strictly Criminal avec Johnny Depp en 2017 ; le western Hostiles avec à nouveau Christian Bale en 2022 ; et plus récemment le biopic sur Bruce Springsteen, Deliver Me From Nowhere, avec Jeremy Allen White.
Mais ce serait oublier qu’il a déjà mis un pied (deux même) dans des univers plus détachés de la réalité. Il y a d’abord eu le film d’horreur Affamés, où une petite ville était terrorisée par une présence maléfique, puis The Pale Blue Eye adapté d’Edgar Allan Poe et sorti sur Netflix.
Scott Cooper devrait donc revenir aux frissons avec ce projet sur Roswell, qu’il réalisera et écrira pour 20th Century Studios – propriété de Disney désormais. Deadline précise que l’histoire devrait suivre un homme qui trouve des débris étranges dans son ranch, alors que le gouvernement tente de camoufler la réalité.
Ce n’est pas la première fois qu’un film aborde frontalement le sujet. Les plus valeureux se souviennent peut-être de The Signal, sorti en VOD en 2015 en France, et qui suivait un groupe d’étudiants explorant la Zone 51, ou du navet Area 51, un found footage miteux réalisé par Oren Peli (le premier Paranormal Activity). Mais si quelqu’un arrivait à faire quelque chose de réellement bien sur tout ça, ce serait pas mal.
Reste néanmoins à voir si Scott Cooper se lancera d’abord dans ce film, ou dans Commanche, un projet que Michael Mann a fini par lâcher pour se focaliser sur Heat 2.
EL a modérément apprécié Greenland : Migration (3 étoiles) :
Greenland : Migration, c’est encore l’histoire de Gerard Butler qui joue un super papa super courageux dans un monde super dangereux, et le plus fort, c’est que ça fonctionne toujours.