Le Centre de Visionnage : Films et débats

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groil_groil
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Narval a écrit : mar. 17 mars 2026 22:43
groil_groil a écrit : mar. 17 mars 2026 09:55 Cette année, j'ai décidé de lire l'intégralité des 20 romans du cycle des Rougon-Macquart d'Emile Zola. J'en ai pour pas loin d'un an, mais je me régale, c'est un vrai bonheur
C'est drôle, cette année je suis justement en train d'essayer d'avancer sur le cycle, je m'étais arrêté à L'assommoir.
J'en suis à Nana maintenant (je fais pas ordre de parution).
Pas sûr de finir cette année par contre avec tout le reste mais Zola grandit petit à petit à chaque roman!
Ah oui en effet, c'est amusant.
J'ai commencé en janvier je crois, et je suis en train de finir le 4ème / 20 : La Conquète de Plassans, qui est absolument génial. Bref, je me régale.
I like your hair.
len'
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A toute épreuve de John Woo

C’est bizarrement un film que je n’avais jamais vu alors que j’ai l’impression de connaître John Woo ainsi que les acteurs Chow Yun-Fat et Tony Leung depuis l’enfance. Je connaissais le John Woo d’Hollywood mais pas celui de Hong Kong, tout comme je connaissais le Tony Leung chez Wong-Kar Wai mais pas celui des films d’action où il a débuté, et pour Chow-Yun Fat c’était uniquement Tigre et Dragon. Comme j’ai changé de regard avec le temps, ce qui m’intéresse aujourd’hui dans ce film est certainement ce qui m’aurait déplu autrefois, et vice-versa. L’action pour l’action ne me stimule plus vraiment, voire m’ennuie franchement, mais la manière qu’a John Woo de réaliser est tellement particulière qu’elle dépasse les conventions du genre pour devenir tout autre. Il ne semble avoir aucune réserve dans ce qu'il entreprend, peu importe que cela paraisse trop exagéré et invraisemblable à l’image de la séquence à l’hôpital qui se transforme en une mini-guerre qui n’en finit jamais. Au milieu d’un plan-séquence, alors que les personnages se retrouvent dans un ascenseur et que tout est déjà détruit à l’étage qu’ils viennent de quitter, l’équipe de tournage s’active en coulisses pour tout reconstruire afin que l’illusion soit donnée que les acteurs se retrouvent à un nouvel étage qu’ils vont de nouveau pouvoir mitrailler à tout-va. L’action prend la forme de chorégraphies utilisant pleinement l’espace à disposition et où la finalité et le réalisme importent moins que l’émotion suscitée par les mouvements des corps pris entre les feux. Le récent travail de remasterisation est par ailleurs remarquable puisqu'il intensifie encore davantage l'impact de ces images. Le film pourrait ainsi être vu le son coupé qu’on comprendrait encore tout et serait même peut-être encore mieux, les gestes exprimant à eux seuls ce que les personnages ont en tête. Cela ne se limite pas aux scènes d’action, le début avec Chow Yun-Fat qui joue du saxophone - tandis qu’on voit défiler les rues du Hong-Kong des années 90 avant la rétrocession - et qui claque son verre sur la table suffit en quelques secondes à donner le ton du film. John Woo apparaît ensuite au bar, l’air de rien, pour discuter avec son acteur fétiche qu’il va prochainement quitter pour Hollywood. Il laisse ses émotions du moment le guider en se fichant de la solidité du scénario et des décalages. Contrairement à ce qu’on peut penser, John Woo est un pacifique, la violence à l’écran étant l’expression de sa colère face à la criminalité et aux guerres, notamment la guerre du Golfe à cette époque. Cela peut paraître naïf, mais c'est juste l'émotion qui prime sur la raison dans un monde fou.
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Tamponn Destartinn
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J'ai lu plusieurs personnes acclamer le film en le qualifiant de "bon Dupieux", ou même le "Dupieux que Dupieux lui même rêve de faire et n'y arrive pas".
Et... oui ! La balle est réelle. Même si, deux choses : 1/ Nicolas et Bruno sont apparus en même temps que Dupieux et ne l'ont donc pas attendus pour exister, 2/ Le film aurait été mieux encore si Dupieux en avait signé la photo. Parce que c'est quand même moins bien de ce niveau là.
Une fois ceci dit, Alter Ego est un film très drôle et très bien rythmé du début à la fin, échappant donc presque au syndrome de l'idée de court métrage qui ne tient pas le long. "Presque", parce que tout de même, le dernier tiers du film redistribue totalement les cartes et nous lance sur autre chose. Le paradoxe est que j'aime bien les deux parties séparément, mais elles ne vont pas très bien ensemble. Disons que la seconde partie annule un peu le sous texte de la première, et c'est dommage. On peut aussi s'en foutre et se dire qu'on est là pour se marrer et déconner, et là dessus y a pas de soucis.
Notons que Laffite est génial et que c'est pour ce(s) rôle(s) qu'il aurait dû avoir un Cesar.
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cyborg
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The Savage Eye - Ben Maddow, Sidney Meyers & Joseph Strick - 1959

Fraichement divorcée, une jeune femme débarque à Los Angeles. Le film suit sa nouvelle vie, sa redécouverte d'elle même et ses observations de la société qui l'entoure. En voix-off, nous entendons ses réflexions intimes et son dialogue imaginaire avec un homme se présentant comme "son ange gardien". Conçu pendant plus de de 3 ans, le film a été tourné très librement par trois franc-tireurs du cinéma Hollywoodien, connus notamment pour leurs collaborations à Johnny Guitar ou avec John Huston ainsi que pour leur inscription sur la fameuse "Hollywood blacklist", ce qui pourrait expliquer leur motivation à créer The Savage Eye en toute indépendance. A l'équilibre entre cinéma direct et moments fictionnels. le film penche vers l'expérimentation et construit peu à peu un portrait frontal et critique de la société américaine. Il y sera beaucoup questions de corps, que l'on maquille, danse, nourrit, entraine, mais cela toujours pour faire dialoguer ces vues "micros" avec des questionnements "macros" sur la place des femmes et des minorités, la consommation, l'Histoire, le divertissement. Si le titre fait penser à Vertov, dont le ciné-oeil n'est pas très éloigné, le film penche plus vers l'esprit Beat alors en vogue. Le résultat cinématographique s'avère saisissant par sa singularité et son énergie.

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Kings of the Sky - Deborah Stratman - 2004

La mythologie Ouïghour est construit autour de la figure du funambule, ayant joué un rôle important dans leur Histoire. Deborah Stratman, sans doute intéressée par les notions d'équilibre et de chute que l'on retrouve souvent chez elle, suit ici les entrainements et la tournée de la troupe de circassiens autour de Adil Hoxur. Le sujet est bien sur fascinant, mais peut-être un peu trop pour que la réalisatrice sache quoi en faire. Alors qu'elle expérimente d'habitude avec brio, s’immisce ici peu à peu l'impression de voir un film qui ne sait pas vraiment où se placer et tend doucement vers un journal de voyage où pointe le risque de l'exotisme, du banalement surprenant. Et quand s'ouvre l'approche générale, notamment en évoquant la place marginale qu'occupent les ouighours dans la société chinoise, cela est fait avec trop de détachement pour vraiment convaincre. Ce n'est que dans les toutes dernières secondes que l'autrice vient filmer un entrainement d'Adil Hoxur au Canada, ayant du fuire le régime chinois. C'est peut-être précisément ici qu'aurait du s'ouvrir le film, mettant plus radicalement en question cette notion d'équilibre, tel qu'aurait pu le faire une Trinh T. Minh Ha ? Kings of Sky est assurément le film le moins intéressant de Stratman vu jusqu’à présent.

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Hello Dankness - Soda Jerk

Un "Grand détournement" des années 2020, en version super pop et politisé. Le duo de réalisateurs récupère des films hollywoodiens des années 80 à nos jours, mais également des pubs, des reportages TV et des memes, pour leurs faire refléter l'esprit politique des USA de la campagne de Trump 1 jusqu'au covid. Les pavillons de banlieue deviennent des bastions politiques, les caves le repères de Putiniens et les égouts le refuge de marxo-Tortues Ninjas. La bande son est évidemment totalement réécrite, mais les auteurs viennent aussi modifier aussi certaines images pour y intégrer les logos des différents candidats (Bernie, Trump, Obama, Biden, Clinton etc), dont les personnages sont supposément de fervents militants - ou détracteurs. Il en ressort un gloubiboulga réjouissant, drôle et ouvertement critique de l'imaginaire et de l'hégémonie mondiale des USA. Si l'heure que dure le projet est largement suffisante, il fini néanmoins par tourner un peu court pour nous qui vivons en 2026 et connaisons avec dépit le marasme de la nouvelle présidence Trump. Une suite, peut-être ?
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Tyra
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Le film est présenté un peu partout comme le grand sauveur du blockbuster actuel, sensé sortir du lot par sa fraicheur, sa sincérité, dans le marasme actuel qu'est le gros film de studio familial. Je veux bien moi, mais quand même, plusieurs problèmes nuisent au film :
- Absolument tout n'est que recyclage : Seul sur Mars (le film est adapté du même auteur), Armagedon, Sunshine, Rencontre du 3e type, Premier Contact, E.T, Gravity, et bien sur Interstellar. Un véritable pot pourrie qui a du mal à trouver sa singularité
- Le second degré dédramatisant qui tombe à plat et qui parsème le film, empêchant tout sérieux et tout premier degré.
- Le récit qui demande à de trop nombreuses reprises des sauts de foi, ce qui nuit là encore à l'implication du spectateur.
- Le film est aussi beaucoup trop long.
Quelques mérites tout de même, le film est beau, constitué d'effets pratiques de toutes sortes, évitant autant que possible les images de synthèses... Vraiment, l'extra-terrestre, son vaisseau, tout ça est réussi.
Sandra Hüller, présence incongrue dans un blockbuster, qui s'en sort encore une fois très bien, même si là encore dans un rôle vu 100 fois de boss glacial au grand cœur sous sa carapace.
Je suis peut être un peu sévère et j'aurais sans doute passé un bon moment à partager cette séance avec un enfant de 10 ans.
Modifié en dernier par Tyra le mer. 1 avr. 2026 16:07, modifié 1 fois.
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Tyra
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groil_groil a écrit : sam. 7 mars 2026 08:45 Image

Le film raconte l’histoire vraie d'un homme nommé Tony Kiritsis, qui, en 1977, prend en otage durant trois jours le fils du patron de la société d'emprunt qu'il estime responsable de sa ruine personnelle. Durant ces trois jours, il attache le cou de sa victime à un fil de fer relié à un fusil qui le tient en joue, le moindre mouvement brusque entrainera donc sa mort. Le fait divers passionne le peuple, et les journalistes le relaient en temps réel. Le nouveau film de Gus Van Sant fut présenté à Venise l'an dernier et est visiblement déjà sorti dans plein de pays, ce qui explique qu'il traine déjà sur le darkweb plus d'un mois avant sa sortie française. On sait bien sûr que GVS n'est plus que l'ombre de lui-même depuis longtemps déjà (son dernier bon film, l'excellent Promised Land, date déjà de 2013), mais on ne l'imaginait pas capable de tomber si bas. C'est totalement impensable qu'un cinéaste jadis si doué puisse livrer un tel navet, où absolument rien, à part quelques titres musicaux passés par le DJ d'Indianapolis qui joue un rôle important dans le film, n'est à sauver. Un long tunnel d'ennui sans que rien, ni mise en scène, ni jeu d'acteurs, aucune idée, rien, ne vienne nous réveiller de notre torpeur.
Les cahiers font leur couv' avec le film :
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Comme toi je suis passé à coté, vraiment l'impression d'un désinvestissement total du cinéaste, sur un sujet pourtant passionnant. GVS fait peut être naturellement un cinéma trop "flottant" pour réussir le thriller tendu et resserré que film essaie d'être.
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cyborg
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La disparition d'un monde et l'entrée dans la modernité (capitaliste), tel est le programme du superbe The edge of the world de Michael Powell. Si le sujet est un classique de l'histoire de cinéma, rarement aura-t-il été mis en scène de façon aussi belle, autant symbolique (nous parlons de l'évacuation d'une communauté insulaire vers la Grande Bretagne) que concret, autant pragmatique que poétique. Alors que la nature superbe est battue par les vents et les flots, se dessinent des histoires d'amour et de croyances, de techniques et de valeurs, dans le difficile choix entre la fuite en avant ou la fuite en arrière, car le surplace n'est pas une option pour la survie. Il est assez amusant que le film se construise sur cet équilibre, tandis qu'il apparait lui-même à un moment charnière pour Powell, pile entre quelques dizaines de "films d'exploitations" et sa rencontre avec Pressburger. Mieux encore nous sommes en 1937 et la disparition du cinéma muet n'est pas encore si loin, voilà même 10 ans tout pile qu'est paru Le Joueur de Jazz. Et Powell de lui aussi refleter cette transition. Alors que le début du film est très bavard, se déroule une longue scène de prêche du curé local, endormant les paroissiens qui n'hésitent pas à le moquer. La scène suivante, une course virile à flanc de falaise, est, elle, complètement mutique, laissant parler les forces des corps et de la nature. Bien que la parole ne disparaisse pas jusqu'au bout, une belle part est alors faite au silence, et la réalisation adopte un langage très proche de celui des anciens temps, régulièrement composé d'inserts symboliques et d'angles marqués de prises de vue. Le résultat est une merveille de cinéma, annonciateur des chefs d’œuvres qu'il réalisera ensuite en duo.

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Omar Gatlato - Merzak Allouache - 1976

Si le nom de Merzak Allouache ne vous dit sans doute rien c'est oublier le raz-de-marée "Chouchou" paru en 2003 avec Gad Elmaleh. L'humoriste avait en effet fait appel à un réalisateur de comédie très apprécié en son pays, notamment célèbre pour son premier film, Omar Gatlato, devenu culte au sud de la méditerranée. Nous suivons ici la vie quotidienne d'un jeune algérois, narrant le film à la première personne face caméra, nous présentant par le détail sa famille et sa vie modeste, son job louche et ses quelques copains-collègues, mais aussi son surprenant passe-temps : l'écoute. L'écoute de cassettes de musique, trouvées ou enregistrées par ses soins avec un micro, dans la rue, dans les fêtes, dans les salles de spectacle. Si le film est avant tout une sympathique comédie de mœurs, aux tournures progressistes, il est amusant de voir à quel point il se construit sur la dichotomie entre la vue et l'ouie. D'un côté nous assistons à plusieurs spectacles (théâtre, cinéma, chant traditionnel) dont nous observons les spectateurs mais aussi longuement les performeurs. tandis que l'on sent également à quel point l'auteur est simplement heureux de filmer sa ville, de nous montrer sa belle Alger et son énergie, avec quelques images qui ne dépareilleraient pas dans un documentaire.. Et de l'autre côté, donc, cette idée d'écoute, avec ce héros qui enregistre des moments de sa vie et qui, surtout, fini par tomber amoureux d'une mystérieuse voix de femme déclamant une poésie sur une cassette qu'on lui a donné. Fantasmant cette femme dont il ne sais rien, il réussi à la retrouver mais n'osera finalement pas l'aborder, semblant craindre que son intérêt pour la poésie et pour une femme éduquée ne nuise à sa réputation virile auprès de ses copains. C'est donc ici bien l'ouïe (l'écoute des voix intérieures) qui perd face à la vue (l'image de soi que l'on renvoie), tandis que le réalisateur nous laisse entendre que l'inverse aurait été la bonne solution... Réjouissant.

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Damned if you don't - Su Friedrich - 1987

Le visionnage par une jeune femme du Narcisse Noir (Powell & Pressburger), analysé par le prisme du désir et de l'homosexualité, fini par se mélanger à l'errance d'une nonne dans New-York et par la naissance de son désir pour une autre femme. Tout en restant expérimentale, Su Friedrich s'oriente ici plus directement vers la narration-fiction (tout en continuant de témoigner de sa propre éducation catholique) et se détache de sa dimension plus documentaire et peut-être un tantinet didactique, osant un plus grand lâché prise dans son discours, et dans sa confiance accordée au spectateur. Si les autres films vu d'elle m'avaient déjà plus, celui-ci est pour l'instant mon préféré.

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Images du Monde et inscription de la Guerre - Harun Farocki - 1989

Si je tiens Farocki pour l'un des réalisateurs les plus passionnants, mon visionnage de son film le plus connu datait trop pour en avoir un souvenir clair. Voilà qui est corrigé et qui me permet de confirmer le statut incontournable et passionnant de ce film, du moins pour qui ne s’arrête pas à son aridité formelle. Incarnation cinématographique de toute la "philosophie des médias", genre qui est celui qui m'intéresse le plus, Farocki mélange ici les genres et les techniques, les sujets et les temporalités pour faire la genèse essentielle de notre civilisation des images techniques. Si nous y sommes désormais jusqu'au cou, le film est paru alors que nous n'en étions qu'aux prémisses (tout en retraçant des racines déjà très longues). En ce sens il pourrait paraitre "daté" alors qu'il n'en est rien, tant il est précis, rigoureux et suffisamment prophétique pour continuer d'être éclairant. Si les héritiers du genre sont nombreux j'aimerais savoir chez qui Farocki allait chercher ses propres idées et inspirations cinématographiques.
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sokol
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cyborg a écrit : mar. 31 mars 2026 23:24

Si je tiens Farocki pour l'un des réalisateurs les plus passionnants, ...
Chaque fois que tu mentionnes Farocki, comme on dit dans ma langue maternelle, « la honte me couvre » : je réalise que je n’ai toujours pas vu un seul de ses films…

Je ne sais plus quel critique (ou grand cinéaste ?) en disait le plus grand bien, mais je me rappelle qu’il y a des années, je m’étais dit que je devais absolument m’y mettre.
Il y a de l’espoir : dans 5 ans, je prendrai ma retraite… je vais y arriver ! :D
"Le cinéma n'existe pas en soi, il n'est pas un langage. Il est un instrument d’analyse et c'est tout. Il ne doit pas devenir une fin en soi".
Jean-Marie Straub
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